Par Krishna-lila Dasi – ISKCON Weekly News

Sa Grâce Sivarama Swami et les leaders européens

Sa Grâce Sivarama Swami et les leaders européens

Le 19 Juin 2010 à Bruxelles, José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne, Jerzy Buzek, Président du Parlement Européen et Herman Van Rompuy Président du Conseil Européen, ont rassemblé vingt-cinq leaders religieux européens pour discuter comment combattre la pauvreté et l’exclusion sociale. Le groupe était constitué d’Anglicans, de Catholiques Romains, de Juifs, de Musulmans, des Chrétiens de l’Eglise Réformée, des Sikhs et les communautés hindoues orthodoxes étaient réprésentées par Sivarama Swami, le représentant du GBC d’ISKCON.

Dans son discours d’ouverture, José Manuel Barosso remarqua : « La dure réalité est qu’aujourd’hui plus de 80 millions de citoyens européens vivent au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté. Ce fait ne peut être accepté, surtout en raison du fait que l’UE est une des régions les plus riches du monde. Aujourd’hui nous sommes invité à nous occuper de ce défi pressant, combattre la pauvreté et l’exclusion. »

Jerzy Buzek, Président du Parlement Européen ajouta : « Solidarité veut dire reconnaître la dignité inhérente à la nature humaine des pauvres et des marginaux comme mesure d’une société juste et équitable. Nous sommes tous les enfants de Dieu. La promesse d’une vie meilleure pour tous, à commencer par les plus vulnérables, doit toujours être au cœur du projet politique européen »

D’après la décision des institutions gouvernant l‘UE, 2010 est l’année européenne contre la pauvreté et l’exclusion social. Un des objectifs de la stratégie est de réduire de 25% le nombre des européens exposés à la pauvreté et l’exclusion sociale avant 2020. Dans le but de réussir cela, la Commission Européenne propose une série de mesures destinées à travailler simultanément sur différent niveaux politiques : ambitionner de créer plus d’emplois mieux qualifiés, investir plus dans l’éducation, apprentissage tout au long de la vie, requalifier les sans-emplois, assurer l’accès juste et équitable à l’éducation, à la protection sociale et aux systèmes de soins.

Une partie de la stratégie pour combattre la pauvreté et intégrer les plus vulnérables dans la société est pour l’UE de compter sur les communautés religieuses. Etant conscient du fait que  dénifir une relation entre le pouvoir politique et les communautés croyantes a toujours été un sujet sensible dans l’Europe moderne, Jerzy Buzek insista :

“Dans la Communauté Européenne et dans nos Etats Membres, nous avons une séparation claire de l’Eglise et de l’Etat. Chacun a ses propres aires d’activité, cette séparation constitutionnelle assure la liberté religieuse, libre des interférences au niveau administratif et théologique. Le Traité de Lisbonne suit cette tradition. L’article 17 reconnaît la contribution spécifique qu’apportent les religions dans notre société. Le rassemblement de cette année est le premier à prendre place depuis que le Traité de Lisbonne a été mis en place. Le dialogue entre les institutions européennes et les Eglises d’Europe et les religions est désormais une obligation legale. Le Parlement Européen est enthousiaste pour jouer son role dans ce dialogue. »

Répondant à l’appel des leaders des institutions de l’UE, les représentants religieux ont offert différentes solutions uniques en fonction de leurs approches spirituelles respectives.

D’après le leader d’ISKCON Sivarama Swami, la racine du problème de la pauvreté est le déséquilibre entre l’offre et la demande. « L’UE n’a pas la capacité de fournir à chacun le même style de vie basé sur la compétition que l’allemand ou le français moyen. Nous avons besoin de simplifier nos besoins, les réduire au minimum. Il y a besoin d’une connection directe entre comment les gens travaillent et obtiennent leur nourriture. Réduire la mentalité de consommateur fournira à la masse des gens nourriture, foyer, travail et intégrité humain d’une façon durable.

Sivarama Swami a aussi presenté l’exemple de la communauté rurale de la Krishna-valley en Hongrie, où l’empreinte écologique est bien en dessous de la moyenne européenne. Sa recommendation est que l’Europe supporte les communautés basées sur la spiritualité qui sont basées sur le développement durable a été bien accueillie par les leaders européens.