Le symbole celte de la triskell

Le symbole celte de la triskell

Par Yaduvendu Das. J’ai étudié les parallèles de l’ancienne religion britannique et l’hindouisme depuis de nombreuses années fait des découvertes intéressantes.

La plupart des gens ne sont pas conscients qu’il y a de nombreux liens culturels entre la Grande-Bretagne et l’Inde, en fait les deux partagent un héritage religieux commun, c’est aussi ainsi pour beaucoup d’anciennes civilisations. Cet héritage remonte a des milliers d’années.

Connu sous le nom «hindouisme» en Inde et sous le nom de Druidisme en Grande-Bretagne, aucun de ces deux noms sont les appellations originales de ces traditions. On voit bien que la religion de l’Inde a en fait aucun nom à part celui de dharma qui veut dire approximativement devoir. Elle n’a aucun fondateur, aucun leader religieux et pas de siège officiel.

La religion de l’Inde est connue sous le nom de religion védique car elle est base sur les codes des Vedas, mais Véda veut simplement dire connaissance. Toutes les formes de connaissance veulent donc dire Véda et une chose que les brahmanes de l’Inde et les druides de Grande-Bretagne avait en commun était leur unique responsabilité pour éduquer leurs sociétés respectives. Non seulement ils donnaient des instructions spirituelles mais aussi enseignaient les mathématiques, l’astronomie, toutes sortes d’ingénierie, d’arts et d’artisanat.

Toute personne qui apprenait un métier, que ce soit la métallurgie, le tissage, la charpentrie etc. était formée par la classe des prêtres qui avaient beaucoup de particularités communes.

Par exemple, les druides et brahmanes avaient la même apparence générale: ils se rasaient la tête laissant seulement une mèche de cheveu descendre du haut de leur tête, ils portaient des bures de coton et se allaient pied nus dans les temples. Les prêtres ainés des deux traditions portaient une sorte de bâton.

Les brahmanes et les druides étaient tous végétariens, enseignaient la transmigration de l’âme et transmettaient leurs connaissances spirituelles par voie orale à leurs disciples initiés. Ces deux ordres avaient la position la plus haute dans leurs sociétés respectives, plus élevés même que celle des rois.

En Grande-Bretagne, on les appelait les «dieux sur Terre» et en Inde ils étaient appelés bhudevas ce qui veut dire exactement la même chose en sanskrit.

La swastika

Dudley Wright mentionne dans son livre Druidisme, l’ancienne voie spirituelle de la Grande-Bretagne (1927) que l’éducation des disciples n’était pas considérée terminée s’ils ne s’étaient pas engagés à apprendre 20000 versets.

Le professeur indien Dr. Subash Kak de l’Université de Louisiane a écrit un article appelé L’Eglise et le Temple qui mentionne qu’anciennement en Inde c’était de l’ordre de 20358 versets à mémoriser pour le disciple.

Les brahmanes et les druides divisaient leurs sociétés en quatre ordres socials et spirituels (varnasrama), ils réalisaient des cérémonies de feu de sacrifice invoquant le feu sacré Agni.

Les deux établissaient les lois et étaient les juges de leurs sociétés respectives. Ils conseillaient tous les deux leurs rois et étaient maintenus par eux, il leur était interdit de s’engager dans un travail manuel.

On trouve encore de nombreux endroits en Grande-Bretagne qui ont des noms d’origine sanskrite comme Mona, l’ancien nom de la ville d’Anglesey (ce qui veut dire sagesse), Bala au nord du Pays de Galles, Ynys Y Manu (l’Ile de Man) et Deva, l’ancien nom de Chester, pour n’en mentionner que quelqu’uns.

Il y a des dizaines de similarités mais la plus marquante est le symbole de la swastika qui a un motif et une signification spécifiques, qui démontre graphiquement que les deux anciennes cultures étaient en fait un seul système unifié.

Le mot swastika vient des syllabes sanskrites su-vasti-ka qui peut être traduit par su-good, va-partout, asti-être, ka-bonheur. Pour résumer, la swastika est un symbole sacré qui confére bonne fortune et bonheur dans toutes les directions.

Swastika sur une pierre a Ilkley dans le Yorkshire

Swastika sur une pierre a Ilkley dans le Yorkshire

Rajiv R. Malkan Phd. écrit dans Les Lettres du Vedanta que la swastika est une des nombreux symboles de Vishnu et aussi un de plus anciens symboles de prospérité et de bonne fortune dans le monde. Les quatre bras de la swastika représentent les quatre bras de Vishnu et Son contrôle sur les quatre directions. Ce signe est associé aux dieux Surya, Agni et Ganesh à cause de leurs affinités par rapport à Vishnu en tant expansions du Purusha.

C’est peut-être un des symboles hindous les plus connus et comme l’hindouisme son origine remonte à si loin qu’elle ne peut être tracée. En Inde on le trouve dans les temples, sur les divinités hindoues, au-dessus des portes des maisons, dans les magasins, dans l’art populaire et aussi dans la maison.

C’est surprenant que l’on trouve le symbole sacré de Vishnu non seulement en Inde mais pratiquement sur tous les continents du monde comme en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, en Grèce, en Egypte, en Italie, en Turquie, en Crète, en Scandinavie, en Afrique, en chine, au Japon, en Russie et en Amérique du Nord et du Sud.

La swastika apparaît soixante fois sur une ancienne urne funéraire britannique découverte à Norfolk. On la trouve dans des artefacts de la période «Age de Pierre» comme sur des pots et du textile, comme aussi parmi des gravures sur des pierres comme celle à Ilkley dans le Yorkshire qui datent de milliers d’années.

Toutes ces corrélations que l’on trouve nous permettent de déduire que l’ancienne culture de Grande-Bretagne n’étaient pas aussi primitive que les envahisseurs romains ont voulu nous faire croire. Non seulement basée sur les mêmes anciens codes que les Védas mais aussi centré sur la vénération de Vishnu.

Un autre modèle de swastika

Un autre modèle de swastika

Une autre indication se trouve dans l’ordre des demi-dieux. Dans l’hindouisme, il y a le Seigneur Suprême (Purusha), trois principaux demi-dieux (trimurti) qui représentent la création, maintenance et destruction ainsi qu’un panthéon de plus de trois cents demi-dieux mineurs (devas) qui sont des superintendants en charge des aspects variés de la nature.

Dans le Druidisme, il y avait un Dieu Suprême (Hu), trois demi-dieux bénis (Tri-Menwydigion) qui représentaient la création, la maintenance et la destruction et aussi le même panthéon de trois cents divinités mineures.

Si proches sont les parallèles que l’Encyclopedia Britannica inclut la remarque suivante dans la section Druides:

«Beaucoup de chercheurs et d’érudits croient que le brahmane hindou à l’est et le druide celtique à l’ouest sont des survivances d’un ancien ordre religieux Indo-Européen.»

L’auteur français Jean Markale déclare aussi dans son livre Les Druides, les prêtres celtes de la Nature:

«L’opinion de tous les historiens des religions est que les druides étaient l’équivalent des brahmanes de l’Inde.»

Peter Berresford Ellis, qui est l’auteur de nombreux travaux sur l’ancienne Grande-Bretagne écrit dans son livre Les druides en 1994:

«L’hypothèse Indo-européenne est essentielle pour toute étude des Celtes est on doit se tourner vers elle pour expliquer les parallèles extraordinaires en les cultures Celtes et Hindous dans le domaine du language, des lois, des codes religieux, de la mythologie, de la musique et des castes.»

Pour plus d’information contact: yvendu at hotmail point com